Lâcher-prise : mais que tient-on au juste ?!

Il est vrai que nous entendons souvent cette expression de « lâcher-prise », venue tout droit du domaine du développement personnel, elle se démocratise de plus en plus et c’est ainsi que nous la redécouvrons dans le milieu professionnel, en famille, entre amis et même dans les médias !

Avec cette hausse de la popularité du concept de « lâcher-prise », il est légitime que nous nous posions quelques questions non ?!

  • « Que tient-on exactement ? »

Ou,

  • « Que ne voulons nous pas « lâcher » ? »

Mais encore,

  • « Quelle est cette prise que nous avons tant de mal à desserrer ? »

Gilles Farcet, écrivain français et promoteur d’une spiritualité inspirée de l’enseignement d’Arnaud Desjardins, explique le sens du « lâcher-prise ». À la base, la prise, celle que l’on doit lâcher, puise sa source dans l’égo, dans un ressenti ou une conviction.

L’exemple : Monsieur Toutlemonde existe, séparément, seul face à ce que l’on pourrait appeler « les autres », seul face à tout le reste, seul face à tout ce qui « n’obtempère » pas à sa propre loi. Monsieur Toutlemonde se retrouve donc existant, seul, face à tout ce qui n’est pas (ce que l’on appelle en psychologie) son « Moi » et c’est ainsi qu’il vit une contradiction : il vit dans la peur de l’autre, de l’avenir, des événements… mais dans une illusion de toute-puissance.

La réponse : pour que Monsieur Toutlemonde puisse lâcher-prise, il va devoir renoncer à cette idée, cette illusion… celle de la séparation entre lui et les autres, lui et les événements, etc.

En somme, pour que nous puissions lâcher prise il n’est pas utile de rejeter ou de renier son individualité, bien au contraire, nous devons simplement accepter que dans notre individualité nous sommes l’expression d’un « Tout ». Nous lâchons prise à l’instant où notre « Moi » accepte de « l’Autre » ou des « Autres », qu’ils soient, justement, autres.

Il existe un autre point sur lequel travailler en plus de l’acceptation des autres et de leurs différences. Pour réellement lâcher prise il faut renoncer au refus :« je refuse que ce qui est soit et je prétends le remplacer par autre chose ». Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en refaisant le monde sans répit (« quand », « si », « ça aurait pu être », « il aurait dû », …), nos pensées voyagent dans le passé et le futur et nous empêchent d’être réellement ici et maintenant. Gardons à l’esprit que quoi que nos pensées prétendent, nous nous trouvons toujours là où sont nos pieds. Nous avons ici décrit l’une des pratiques les plus simples et efficaces du lâcher-prise : vivre le moment présent et exister avec ce qui est !

Attention, cette pratique n’est en aucun cas synonyme de laxisme et n’exclut ni l’organisation, ni la préparation et encore moins les responsabilités. Lâcher-prise ne veut dire que nous baissons les bras, ni même que nous devons tolérer l’intolérable. Dans le moment présent, nous avons le choix de renoncer à contrôler l’avenir et le choix de ne pas aborder la vie comme une assurance tous risques ; c’est généralement en adoptant cette attitude que nous obtenons les meilleurs résultats…

Nous sommes dans le lâcher-prise lorsque nous prenons conscience que nous n’avons pas le pouvoir de changer les événements et les autres mais que nous pouvons changer notre propre façon de percevoir.

Faire une distinction entre ce que nous pouvons contrôler, ce que nous pouvons influencer et ce que nous ne pouvons ni contrôler, ni influencer est sans doute une première étape dans le lâcher prise.

La pratique quotidienne du lâcher-prise peut nous apporter beaucoup de bénéfices, elle fait notamment :

  • coexister un vrai détachement avec un sentiment sincère de responsabilité envers nous-mêmes et les autres ;
  • naître la confiance en soi ;
  • etc.

Un exercice très simple pour la route ?!

Lâcher-prise sur une émotion négative, une angoisse ou une peur nécessite de contourner la difficulté sans jamais la fuir… rappelons-nous, nous l’acceptons.. !

Si la difficulté réapparait, nous nous concentrerons sur notre respiration et nous imaginerons qu’en expirant nous repoussons la colère, l’émotion négative, ressentiment et qu’en inspirant nous nous chargeons de positif et inhalons de la gratitude et de la confiance.

Faisons un cadeau aux autres et à nous-mêmes, vivons le moment présent, ici et maintenant et si possible sans stress !

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