Site icon Jozz :: Coaching – Formation – Conseil

L’ESTIME DE SOI

Difficile de changer ce que l’on n’a pas encore constaté ou identifié…

Cela a l’air d’une évidence est pourtant c’est la première étape nécessaire et fondamentale pour passer à l’action. Un réel regard intérieur, une véritable exploration de soi est un préalable essentiel si vous souhaitez en finir avec l’auto-dévaluation et l’auto-dévalorisation.

Souvent lors de formation collective ou pendant des coachings individuels sur la confiance en soi, nous entendons des participants dire : « j’écoute cette voix à l’intérieur qui me souffle à l’oreille que je ne mérite pas de réussir, que mes petits succès du quotidien ne sont pas réellement des succès, qui me compare de manière négative par rapport aux autres… ». Souvent ils prennent pour argent comptant ce que leur dit cette petite voix, la plupart du temps ils pensent que prendre en compte ce qu’elle dit est faire preuve de réalisme ou de lucidité, alors qu’en réalité cette voix est l’expression d’une faible estime de soi qui, par ailleurs, entrave la confiance en soi. Cette voix est tout sauf objective et à force de la prendre pour de la lucidité, il devient impossible de changer les choses et de regonfler son estime de soi.

Dans notre société, ce n’est pas fantasque de parler d’estime de soi, ce n’est pas une lubie « bobo » et égo-centrée, l’estime de soi offre à celui qui la travaille l’acceptation de ses qualités et de ses défauts tant sur le plan affectif et social que physique. Si l’on prend l’exemple de notre activité professionnelle, l’estime de soi peut nous donner un sentiment de légitimité, peut nous aider à oser confronter nos idées et convictions face à celles des autres et le tout sans agressivité parce que, cerise sur le gâteau, elle permet en plus de ne pas prendre les choses personnellement. Toutefois, cette perception de soi-même qui regroupe à la fois amour de soi, confiance en soi et respect de soi, est très fragile et fluctuante. En effet, elle dépend de regard que nous portons que nos échecs et nos réussites mais aussi du regard des autres sur nous. Généralement, elle est malmenée par la vie, par le quotidien, par nous-même et par les autres, il devient alors nécessaire de la soigner voire parfois même de la réparer.

Alors si vous avez décidé de travailler sur l’estime de soi, voici quelques conseils que nous pouvons vous donner…

1 – ARRÊTER DE SE COMPARER AUX AUTRES !

Reprenons, si vous le voulez bien, l’exemple de la situation professionnelle et rappelons-nous ou plutôt conscientisons le fait que se comparer à nos collègues de travail ne mène nulle part, d’un point de vue personnel et tentant d’être le plus constructif possible, c’est assez stérile parce que ce comportement octroie un certain pouvoir à votre entourage professionnel, mais pourquoi donc ? Tout simplement parce que c’est ce comportement qui jouera sur notre auto appréciation et surtout sur nos choix.

Quand bien même la compétition peut être stimulante, se voir et s’auto-juger « par rapport à… », ne nous rend pas service, cela a même tendance à nous inhiber et à éveiller notre jalousie et ça non plus ça n’est pas constructif et ne joue pas en la faveur de l’estime de soi. L’habitude qu’il est important de prendre lorsque l’on va, par réflexe, vouloir se comparer aux autres est de ne surtout pas surestimer les capacités des autres et de rester focaliser sur notre action. Comment ? Par exemple en prenant un bout de papier et en listant nos propres atouts et nos propres compétences ou encore en ne tergiversant pas sur nos valeurs, car elles sont les piliers de l’estime de soi.

Un conseil : plutôt que d’entrer dans le jeu malsain de la comparaison aux autres, il est plus positif et constructif de se référer à une figure inspirante pour nous, une personne qui a réussi malgré les obstacles, une personne animée par des valeurs fortes qui peuvent être proches des nôtres. Cela va avoir l’effet d’un booster d’énergie face aux difficultés.

2 – STOP AU SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

Pour décrire ce syndrome, mettons-nous dans la situation où nous avons obtenu un poste à responsabilités ou bien que nous sommes parvenu à obtenir un projet particulièrement convoité au sein de notre équipe… maintenant, nous commençons à douter, à entendre la petite voix intérieure, dont nous parlions plus haut, nous dire des phrases telles que : « je ne le mérité pas… pourquoi moi ?… Sabine est plus compétente que moi… », et pire encore nous commençons à penser que la responsabilité qui nous a été confiée, que la confiance que l’on a eue en nous est une erreur. Nous avons tendance à attribuer au hasard ou à la chance le fait que nous sommes performants ou que nous réussissons, nous commençons donc à nous considérer comme des imposteurs, des usurpateurs, le stress monte parce que l’on pense que notre entourage professionnel va vite se rendre compte que nous sommes nuls…

Stop au syndrome de l’imposteur ! Évacuons ce sentiment dans les plus brefs délais parce qu’il nous mine et surtout il fragilise l’estime de soi. N’est-il pas plus simple et moins coûteux en énergie d’accepter le fait que notre hiérarchie et/ou nos collègues de travail ont su déceler les qualités nécessaires pour prendre en charge ce projet ou pour tenir le poste qui nous a été offert ?

Un conseil : procurons-nous un petit carnet qui sera notre journal de bord quotidien puis lorsque nous parvenons à identifier ces pensées négatives, ce syndrome de l’imposteur qui sont particulièrement bloquants, notons les pour les sortir de notre esprit. Enfin, sur une autre page notons un succès récent et faisons la liste de ce qui a fait que nous avons réussi, nos compétences mises en œuvre, nos talents singuliers. Enfin, ne nous excusons plus de recevoir des compliments, accueillons-les et savourons-les !

3 – STOP À L’AUTO-DÉNIGREMENT

Souvenons-nous de ces phrases que l’on lâche très souvent, sans même nous en rendre compte : « Je suis bête… je suis nul… je suis vraiment un incapable… », elles ne sont pas anodines, elles nous sont soufflées par la petite voix qui nous incite à les formuler nous-même au quotidien, au bureau, à la maison. Malheureusement, elles ne vont pas améliorer l’estime de soi et surtout, verbalisées au bureau, ces phrases vont forger une sorte de mauvaise réputation de nous-même à laquelle nos collègues de travail vont finir par adhérer.

Car oui, en nous épanchant négativement auprès de nos collègues aura pour impact de communiquer notre mal-être et de les lasser (pour rester poli !). Petite précision essentielle, veillons également à ne pas nous auto-saboter dans notre coin, sous nos piles de dossier : « Je vais tout faire foirer… je ne vais pas y arriver… ».

Un conseil : pensons, chaque jour de notre quotidien, à être doux et indulgents envers nous-même. N’hésitons pas à confier nos soucis dans notre cercle privé, dans un espace de confiance. Affirmons les choses, disons : « je choisis… je décide… » plutôt que : « Je devrais… il faudrait que… ». Supprimons tous ces termes qui nous donne l’impression que nous sommes sous un contrôle extérieur alors qu’en réalité, nous sommes maîtres de ce que nous faisons !

Pour conclure cet article sur l’estime de soi, inscrivons cette citation de Sénèque qui a toute sa place ici dans nos esprits : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Alors osons, être nous-mêmes et osons accepter ce que nous sommes et les valeurs qui font que nous sommes nous-mêmes.

Quitter la version mobile